Alain Morin
« Pour quel temps inconnu »,
préface de Yves Bonnefoy :
« on s’apercevra que cette parole qui va sans ornements, qui fulgure au ras de la page blanche, est bien de celles dont notre époque pourra se réclamer, quand tomberont, comme d’habitude, les masques, et se dissiperont les mirages. »
En songeant à Pierre Reverdy
On parle et c’est la nuit
La nuit à quatre étoiles
qu’on éteint en relevant le drap
Personne pour rêver
La lampe entêtée dont la lumière geint
Mais les yeux n’ont pas grandis
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Les ailes froides
Le sourire pauvre
L’effort jeté à néant
Etait-ce cela la grandeur ?
Juste pour murmurer
Le fil d’un toit
La couleur oubliée
La fenêtre ancrée dans l’ignoré.
ISBN : pas d'isbn,
prix : 9.15 euros.
« Le purgatoire »,
Le tirage de tête a été illustré avec un dessin original de Léonor Fini
(texte écrit lors d’un séjour en hôpital spécialisé)
A.M. …, 16 ans d’internement
M… tu ramasses les mégots
aplatis par les semelles
ou brûlots jetés sur le sol.
Tu tentes de ranimer les premiers
avec l’érubescence des seconds.
Ta vie est jonchée des débris du feu.
Tu rallumes des vies successives :
pour toi une cigarette ne peut pas mourir
sa brûlure est ton absolu.
ISBN : pas d'isbn,
prix : 9.15 euros.
« Le mouvant de la parole »,
(livre dédié à Andrée Chédid)
(En exergue : « le poème est la parole de la parole », Joë Bousquet)
Mots,
ruines du poème
pour qu’il devienne monument reconstruit par le lecteur en quête de l’abstraction d’un lieu déjà oublié
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Crier
et que mon cri arrache cette opacité qui m’étouffe, se souffle qui advient quand
la parole s‘ensable dans le désert du milieu où grouille l’imprenable.ISBN : pas d'isbn,
prix : 9.15 euros.